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Depuis 2016, plus de 2 500 personnes ont raconté à la Commission les abus sexuels subis pendant l’enfance et l’adolescence en tant que victimes ou témoins de l’époque. Beaucoup dans des rapports écrits, mais encore plus lors des auditions orales. Le fait de se confier à la Commission fait du bien à de nombreuses personnes. Avec l’accord des victimes, nous publions ici quelques réactions.

Pendant longtemps, j’ai voulu laisser ma famille d’origine en dehors de ce travail sur le passé, plutôt que de renvoyer la culpabilité là où elle devait l’être.
Une victime

 « Cela fait tellement de bien de se sentir compris face aux problèmes d’abus ou aux conséquences des abus. Il est à la fois intéressant et accablant d’apprendre que près de 70 % des victimes qui vous contactent ont subi des violences à caractère sexuel dans leur famille. Le nombre de cas non déclarés est probablement encore bien plus élevé. Ce qui est triste, c’est qu’en tant que victime, on doit faire face pendant longtemps à des sentiments de culpabilité et de honte, et qu’on a ensuite honte de sa propre famille, dans laquelle une telle chose a pu se produire. Et pendant longtemps, j’ai voulu laisser ma famille d’origine en dehors de ce travail sur le passé, ne pas lui faire porter le fardeau ! Plutôt que de renvoyer la culpabilité là où elle devrait l’être. Pendant longtemps, je n’ai pas non plus pu en vouloir à mes parents qui avaient fermé les yeux et ne m’avaient pas protégé. Je trouve cela vraiment génial et je vous remercie beaucoup de vous préoccuper, vous et toute votre équipe, de ce problème majeur et de réfléchir à la façon de faire de la prévention ».

Si tu peux donner à quelqu’un le courage de ne pas abandonner, ce sera une bonne chose.
Une victime

«  Un beau jour j’ai pensé, (…) si tu réussis à le raconter, si tu peux aider quelqu’un, si tu peux donner à une personne le courage de ne pas abandonner, et de ne pas penser que l’on n’a pas mérité de vivre, ou que c’est de notre faute, alors ce sera une bonne chose. »

C’est comme de vérifier tout cela.
Une victime

« Ce qui m’importe, c’est de constater que mon histoire est vraie. (…) C’est comme de vérifier tout cela, lorsque je le raconte maintenant et que l’on me croit, cela m’aide à consolider tout cela, cela m’aide (…) à recevoir une confirmation (…) je pense que c’est une dernière bonne pierre, pour stabiliser le sol sous mes pieds ».

Je retourne la détresse vers l’extérieur et je n’ai plus besoin de la porter à l’intérieur.
Une victime

« Mon entourage m’a fait remarquer que l’ouverture à la Commission était très courageuse. Il se peut que cet acte apparaisse comme tel, mais il était surtout nécessaire. En effet, je retourne la détresse vers l’extérieur et je n’ai plus besoin de la porter à l’intérieur. Avec mon autorisation de publication, mon expérience devient un élément constitutif d’un mémorial. Un mémorial qui ne pourra jamais être suffisamment grand. »

Mon histoire fait maintenant partie de l’histoire, ce n’est plus uniquement une pierre dans l’estomac.
Une victime

« Cela fait un moment que je voulais vous dire combien j’étais heureux de vous avoir parlé. Effectivement, l’audition s’est déroulée comme je l’avais espéré, comme une sorte de magie. Certes, je n’ai pas planté des aiguilles dans une poupée pour la brûler ensuite. Mais j’ai envoyé mes expériences, mes pensées, mes sentiments dans vos oreilles si grandes ouvertes et ainsi dans le monde. Maintenant, mon histoire fait partie de l’histoire, elle n’est plus uniquement en moi comme une pierre dans l’estomac, une boule dans la gorge, des images ou des bribes de film dans ma tête. Je me sens mieux depuis. Et puis, juste avant Noël, la lettre est arrivée à la maison contenant vos mots si gentils et la lettre de la Commission. Au début, le document m’a déconcerté. Mais il est maintenant devenu tellement important pour moi. Il n’existe pas ailleurs d’autres choses qui représentent cette partie de ma propre vie ! Le dossier vert constitue également la certitude que j’ai vraiment réussi – après une longue, très longue période – à en parler. Merci de m’avoir donné l’occasion d’être auditionné par la Commission. Elle représente pour moi le côté le plus sérieux, le plus attentionné, le plus généreux et le plus honorable de l’État. Et merci d’avoir été là, merci de votre patience, de votre attention et de supporter tout cela. Cette audition m’a donné du courage. Je veux maintenant continuer à me libérer du passé et accomplir les prochaines étapes de mon travail sur le passé. »

 
Votre façon de compatir m’a fait plaisir.
Une victime

« Madame, Monsieur, Merci beaucoup de votre lettre/réponse. Vos mots m’ont fait très plaisir, ainsi que la façon que vous avez de percevoir – d’analyser – de penser – de compatir à cette/mon histoire. De mon point de vue, seuls ceux qui ont eux-mêmes vécu une telle souffrance ou quelque chose de similaire sont en mesure de le faire. Ce qui importe, c’est de reconnaître à l’avenir comment de telles souffrances peuvent être évitées, autant que faire se peut. Ouvrir la voie aux victimes, les motiver pour qu’elles osent se confier. J’y apporterai ma petite contribution à l’avenir. La violence n’a pas sa place, sous quelque forme que ce soit ».

Une expérience que je recommande à 100 %.
Une victime

« Une expérience que je ne regrette pas et que je recommande à 100 %. Merci pour votre approche très professionnelle ».

J’ai pu me rendre au rendez-vous avec vous très sereinement.
Une victime

« Votre dossier [la lettre de remerciement de la Commission après l’audition, ndlr] a été important pour moi. Je considère ce travail comme fondamental. Alors que les jours précédant l’audition, j’avais de plus en plus peur de savoir à qui j’allais parler et ce que vous [la personne chargée des auditions, ndlr] alliez en penser, je me suis renseignée sur vous (c’est ce que l’on fait de nos jours) et j’ai pu lire beaucoup de choses sur la manière dont vous vous engagiez dans votre travail en faveur des victimes. La protection des victimes dans le sens de la prévention, mais aussi dans la manière dont la société entend traiter les victimes – c’est important pour moi. En tant que société, nous devrions toujours nous pencher sur cette question sur le plan éthique. Comment nous nous positionnons, chacun individuellement. Et écouter ce dont les personnes concernées ont vraiment besoin. C’est ainsi que je vous ai perçue, et c’est ainsi que j’ai pu me rendre au rendez-vous avec vous très sereinement au vu de ma situation, et m’y rendre tout court d’ailleurs. »

Ligne d’assistance téléphonique

Contacter la Commission de façon anonyme et gratuite par téléphone. Vous pourrez notamment vous informer sur le travail de la commission ou poser des questions sur la manière de faire part de vos expériences.
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Portail « Des histoires qui comptent »

En janvier 2022, la Commission indépendante a lancé un projet jusqu’ici unique en Allemagne : sur le portail « Des histoires qui comptent », des victimes d’abus sexuels dans l’enfance et l’adolescence témoignent. Plus de 120 témoignages ont été publiés jusqu’à présent. Le portail doit être continuellement étendu et devenir un lieu de mémoire consacré au cheminement des victimes.

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